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Charivari pluvieux, Charivari heureux !


La pluie, élément ô combien romantique (1), s’est invitée dimanche 22 mai au programme du Charivari, fête annuelle du conseil de quartier Pigalle-Martyrs organisée avec la participation de 9ème histoire.

De nombreux habitants costumés en personnages du 19e siècle sont venus au rendez-vous dès 14 h 30. Chapeaux hauts-de-forme, canotiers de paille jaune et toutes sortes de casquettes sont de sortie. De somptueuses robes à crinolines et à tournure, et de plus modestes aussi, habillent les femmes coiffées de turbans, chapeaux, fleurs, coiffes, chacune selon son style. Leurs parapluies aux couleurs vives complètent ce véritable tableau impressionniste.

Le défilé est mené « goguette (2) chantante » avec le renfort de François, de la goguette des Machins Chouettes et de Basile Pachkoff (3). Malgré la pluie battante, le défilé passe rue des Martyrs devant l’ancien domicile de Béranger, rue Victor-Massé devant l’ancien Chat Noir de Rodolphe Salis et rue Henry-Monnier. Béranger, Rodolphe Salis, Henry Monnier : trois grands goguettiers.

C’est donc dans la bonne humeur et en chansons que chacun retrouve la place Saint-Georges, et parvient à s’abriter sous les barnums, au café, sans oublier l’hôtel Dosne-Thiers ni la fondation Taylor.

La fête n’est vraiment complète qu’à l’arrivée des danseuses et des danseurs de Carnets de Bals en costumes et uniformes d’époque, autant de soleils brillants menés avec panache par Arnaud de Gioanni.

Dans le grand salon vert de l’hôtel Thiers, à tour de rôle, Jean-Pierre Matthieu chante Musset et les Romantiques, Christine Tradori et Gérard Colin lisent des textes et des aphorismes de l’époque, la chorale C’Pop de Patrick Colson, interprète des airs du 19e siècle et les Pigallo-Romains improvisent et rebondissent avec la souplesse des jeunes chats.  

Sous la voûte du porche de la Fondation, Carnet de Bals remonte en dansant le siècle de Monsieur Thiers. Les modes de deux restaurations, une monarchie de Juillet, deux empires, deux républiques défilent.

Le buffet organisé place Saint-Georges par le conseil de quartier et Anik Puyoou, et alimenté par les dons des commerçants, participe au succès de l’opération et tient bon face à l’eau.

Devant autant d’énergie et de persévérance, la pluie s’éclipse vers 18 h. La place Saint-Georges se transforme alors en salle de bal. Les danseurs de Carnet de Bals terminent la fête par une éblouissante démonstration de danses invitant le public à les rejoindre dans leurs cancans, quadrilles, polkas, galops et farandoles. Images inoubliables sous les fenêtres de la Païva !

Cet évènement exceptionnel s’est déroulé sans faux pas. Mais, pour en arriver là …. Quel charivari !

Bravos à tous les participants, particulièrement à ceux qui étaient costumés, sans oublier les jeunes dandies à moustache et les princesses.

Merci aux organisateurs et au conseil de quartier Pigalle-Martyrs.

À l’année prochaine pour un nouveau Charivari !

 

(1)    « Ô bruit doux de la pluie » (Verlaine)

(2)    Goguette : société chantante liée à la tradition du carnaval que les goguettiers préparaient et rejoignaient chaque année.

(3)    Basile Pachkoff, poète et artiste peintre, est surtout connu comme historien du Carnaval de Paris et l’initiateur en 1993 de la renaissance de cette fête complètement oubliée des Parisiens.



 
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